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Lady Chatterley
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Icon Cinema Lady Chatterley

film français de Pascale Ferran avec Marina Hands, Jean-Louis Coulloc'h, Hippolyte Girardot. Durée 2h38

Ce n'est pas une histoire neuve. Elle est même plutôt connue. Lady Chatterley est mariée à un noble anglais revenu de la guerre invalide et impuissant. Malgré l'opulence, Constance s'ennuie et passe son temps à se promener sur ses terres de Wragby. Elle y croise Parkin, le garde-chasse, un homme solitaire. Entre les deux, commence une lente histoire d'apprivoisement réciproque et d'amour forcément difficile.
De l'histoire riche du roman de D.H. Lawrence (dont le film est une adaptation de la deuxième version publiée sous le titre Lady Chatterley et l'homme des bois), la réalisatrice Pascale Ferran ne laisse rien de côté : ni l'ouverture à la sensualité, ni la relation complexe qui se noue entre la jeune noble et le garde-chasse. A coups de plans posés et silencieux, elle donne à voir la lente transformation de deux êtres jusque-là résignés à mener une existence loin de ce qu'ils avaient espéré.

Taxé de subversive et d'audacieuse, cette ouverture réciproque d'une femme à un homme évite à la fois la facilité de l'ellipse et la lourdeur d'un réalisme trop marqué. Avec juste ce qu'il faut de sensibilité, Pascale Ferran capte la naissance d'une histoire forte. À peine une voix off intervient-elle de temps à autre pour faire le lien entre les scènes. Pour le reste, comme elle le faisait dans Petits arrangements avec les morts, son premier film, la cinéaste laisse au spectateur le soin de faire une partie du chemin et de saisir ce qu'elle donne à voir. Côté casting, Marina Hands et Jean-Pierre Coulloc'h, chacun dans son registre, livrent une prestation impeccable, une ouverture progressive et retenue dont Lawrence faisait le coeur de son roman. Une belle adaptation qui prend son temps. Sans doute pas du cinéma populaire mais sûrement du bon cinéma.

Guillaume B.

Pascale Ferran adapte D.H. Lawrence dans un film mesuré, maîtrisé et très réussi qui ne laisse de côté ni l'ouverture à la sensualité, ni la rencontre entre un homme et une femme que (presque) tout oppose.

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